Jean-Jacques Bastian n’est plus

Alsace - 7 nov 2018.jpg

L’Alsace du 7 novembre 2018

Né le 10 juillet 1924 à Nancy et décédé le 4 novembre 2018 à Montpellier.

Fils d’un ferblantier de Nancy et aîné de deux enfants, il déménage avec sa famille à Strasbourg en 1933, après le décès du père. Jean-Jacques y fréquente l’école primaire puis secondaire. Il entre dans les scouts protestants. De septembre 1939 à septembre 1940, il est évacué avant de revenir en Alsace.
Alors qu’il s’engage rapidement dans la Résistance et notamment dans l’organisation clandestine La Main Noire, en janvier 1941, il devient aspirant géomètre-cartographe dans le cadre d’un stage au service du remembrement du cadastre à Strasbourg. Jean-Jacques Bastian s’engage dès son retour en Alsace, en septembre 1940, sous le pseudonyme de « Franzmann ». En contact avec Marcel Weinum, il entre en liaison plus particulièrement avec André Mathis et Albert Uhlrich.
Son activité consiste à étudier les situations afin de mettre en place des coups de main et des opérations de sabotage: contre les édifices et les drapeaux nazis, les voies de communications, les véhicules de la Wehrmacht et les lignes téléphoniques. Il est également actif dans la diffusion de la propagande française et dans le renseignement. Enfin, en étroite liaison avec Aimé Martin, il devient l’armurier de l’organisation.Le 18 juillet 1941, Jean-Jaques Bastian est arrêté par deux agents de la Gestapo sur un terrain de sports de Strasbourg-Cronenbourg. Interrogé au siège de l’allée de La Robertsau, il est conduit avec d’autres membres de La Main Noire le soir même à Mulhouse pour être confronté à Marcel Weinum et Ceslav Sieradski, arrêtés le 20 mai 1941.
Le 12 août 1941, l’ensemble des membres de La Main Noire est transféré à la prison Sainte-Marguerite de Strasbourg, puis le 10 octobre 1941 au camp de sûreté de Schirmeck. Le 17 mars 1942, transférés à nouveau à Strasbourg, Jean-Jacques Bastian et ses camarades sont jugés par le Sondergericht, le tribunal spécial, du 27 au 31 mars 1942 à Strasbourg. Les Allemands prennent en compte le fait qu’il soit né en « France de l’intérieur » et le condamnent à six mois de prison. Il est libéré le 30 avril 1942.
Le 25 août 1942, les décrets d’incorporation de force dans la Wehrmacht sont publiés. Jean-Jacques Bastian ne peut y échapper, étant fiché, sa soeur et sa mère servant d’otages. Il est incorporé de force le 20 octobre 1942 au 53ème régiment d’artillerie lourde motorisée.

Eric Le Normand

A propos laresistancedesalsaciens

Chargé d'études pour l'Association pour des études sur la Résistance intérieure des Alsaciens (AERIA).
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