Conférence du Dimanche 5 novembre 2017 au MM Park de La Wantzenau

Le MMPark de la Wantzenau a servi de cadre dimanche 5 novembre 2017 à la conférence de l’Aéria proposée par Eric Le Normand consacrée à la résistance dans cette commune.
Le public était nombreux, dont Eric Kaufmann et Dominique Soulier les responsables du musée du matériel militaire, le maire de la commune Patrick Depyl et près de 80 personnes au total pour questionner l’historien à l’issue de sa conférence.
Tout d’abord, Eric Le Normand a rappelé le contexte historique de l’annexion de fait (depuis l’été 1940) qui signifie que l’Alsace devait devenir nazie et non pas allemande. Par la suite, de nombreux jeunes et moins jeunes de la région se sont échappés via les réseaux de passeurs afin de se soustraire à l’incorporation de force. Certains d’entre eux sont entrés dans la Résistance, d’autres sont revenus avec la 1ere armée, tous ont eu des destins singuliers, d’autres aussi sont restés en Alsace pendant le conflit. Ils avaient entre 20 et 50 ans en 1940.
Dans un second temps, les grandes figures de la résistance locale ont été évoquées. A commencer par Albert Zimmer, 18 ans en 1940. Il s’est évadé un… 14-Juillet (1941) et est rentré en Alsace avec la 2e DB qui a libéré Strasbourg. Le mortel destin l’a frappé dans son char le 22 novembre 1944 dans le quartier du port du Rhin où son char est toujours visible. A la Wantzenau, une rue porte son nom. Ou encore Auguste-Joseph Gauer, employé aux abattoirs, il est la plaque tournante d’une filière d’évasion qui passe par le restaurant de l’Ancienne gare à Strasbourg. Sans oublier Marie-Thérèse Huber (épouse Jund) évadée d’Alsace puis membre du réseau Martial à Lyon. Et aussi le pasteur luthérien Curt-François Rosenstiehl, prisonnier de guerre en 1940, libéré comme alsacien de souche allemande et rapidement soupçonné par la Gestapo d’aider les filières de passeurs dont celle qui a permis au général Giraud de s’évader, et de soutenir les jeunes réfractaires. Il sera déporté avec sa famille dans le Wurtemberg.
A souligner aussi le rôle important tenu par Robert Kleffer, agriculteur de la commune, lieutenant chez les FFI lors de l’hiver 1944-1945 et des combats de la Libération.
Au jeu des questions-réponses, les débats ont évidemment porté cette période avec les guides FFI qui ont permis à la colonne Rouvillois et ses chars en novembre 1944 d’arriver à la Wantzenau en évitant la ligne des fortifications. Les combats de 1940 sont quant à eux toujours présents dans les mémoires et notamment le sort des ponts sur l’Ill.
En conclusion, il est utile de rappeler que telle ou telle personne a pris part à l’histoire mais, pour des raisons inconnues n’ont pas déposé de dossier de reconnaissance de leur engagement ce qui complique la tâche de l’historien pour les inscrire dans la mémoire locale.
Texte: BM – Photographie: AERIA
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A propos laresistancedesalsaciens

Chargé d'études pour l'Association pour des études sur la Résistance intérieure des Alsaciens (AERIA).
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