Conférence du Mardi 7 novembre 2017 à Dambach-la-Ville – Salle comble

Dans la cadre d’une Semaine Historique, organisée par Philippe Schuhler, adjoint au maire de Dambach-la-Ville, Eric Le Normand a donné une conférence sur « La Résistance des Alsaciens ». Après que Marie Goerg-Lieby ait présenté l’AERIA, l’assistance suivit l’exposé dans d’excellentes conditions (grand écran, micros…) puis posa des questions ou demanda des précisions sur certains faits d’opposition au nazisme.

En attendant l’ouverture des portes du Foyer Culturel Georges Meyer (ancienne synagogue de Dambach-la-Ville, restaurée et transformée en lieu culturel), un habitant assez âgé explique qu’il est particulièrement intéressé par la conférence : il a été déporté dans un camp à Breslau avec son père et sa sœur suite à l’évasion de la Wehrmacht de son grand frère… Un autre participant évoque le rassemblement d’un groupe de jeune de jeunes de Kintzheim près d’une maison forestière pour chanter des chants en français. Dénoncés ils ont été internés six mois au camp de Schirmeck avant d’être incorporés de force. Mais était-ce en 1940 ou en 1941, la personne ne s’en rappelait pas… Des recherches à mener (la liste des internés de Schirmeck doit forcément signaler une arrivée massive du groupe de Kintzheim) comme pour cette  Marseillaise » chantée (par qui ? quand?) à Sélestat. Un événement pas du tout au goût des nazis, mis en avant par un gradé allemand pour refuser à un incorporé de force de Dambach la Ville une permission qui lui aurait permis d’aider sa famille à la ferme…

L’exposition mise en place était doublée d’une autre exposition sur la mémoire locale 1940-1945. Photos, objets, documents retracent des parcours atypiques d’habitants de ce gros village viticole. Comme celui de Lucien Hummel, ouvrier dans l’usine Labonal et membre d’une filière d’évasion avant de passer d’Alsace en France pour être actif dans la Résistance du Jura… Jusqu’à ce que des miliciens le dénoncent comme espion allemand alors qu’il voulait libérer l’Alsace. Emprisonné à Epinal et maltraité durant trois mois, il n’en sortira que grâce à un ami et pourra enfin rentrer chez lui. Mais son fils, présent parmi la centaine de personnes, précisa : « Papa n’a demandé aucune médaille après la guerre. Il disait qu’il ne voulait pas se dire résistant pour être traité de cow-boy dans le village »

° Exposition 27 rue de la Paix jusqu’au 12 novembre de 14h à 18h (dimanche également de 10h à 12h)

Texte: Marie Goerg-Lieby – Photographie: AERIA

 

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A propos laresistancedesalsaciens

Chargé d'études pour l'Association pour des études sur la Résistance intérieure des Alsaciens (AERIA).
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