Journée de préparation au CNRD le Mardi 15 janvier 2019 à l’Hôtel du Département

Journée préparatoire au Concours National Résistance Déportation

organisée le 15 janvier 2019 à l’Hôtel du Département  par le Centre Européen du Résistant Déporté, le Mémorial d’Alsace Moselle, l’Office National des Anciens Combattants et les Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation Bas Rhin

Thème : Répressions et déportations en France et en Europe. 1939 1945. Espaces et histoire

Plus d’une centaine de lycéens et collégiens de quatre établissements de nos deux départements alsaciens est accueillie dès 8h30, par M Jean Pierre VERDIER, responsable du Mémorial d’Alsace Moselle, qui rappelle le thème et les modalités du concours 2019.

M Didier ZUILI, illustrateur, présente ensuite aux élèves la BD   « Varsovie, Varsovie » où il aborde vie et mort dans le ghetto à partir d’archives enterrées sur place par un groupe de Juifs conscients de leur fin proche. Il fait réfléchir les jeunes sur la nécessité de ne pas oublier l’horreur des faits mais aussi l’exceptionnel courage de ceux du ghetto qui ont résisté soit en écrivant au quotidien  soit  en luttant avec le peu d’armes disponibles.

M D ZUILI, dans un deuxième temps, parle de son métier et des techniques de base pour réaliser une BD.

Les élèves sont ensuite répartis en plusieurs groupes pour travailler, avec l’aide des pédagogues du CERD et du MAM, sur des extraits de quatre BD différentes avant de participer à une synthèse montrant la diversité des victimes et des modes de répression.

L’après midi est consacrée à un exposé de Mme Frédérique NEAU DUFOUR, directrice du CERD,  sur le contexte historique national et régional puis aux témoignages de Mmes Josette  BENOIT et Liliane JEROME et de M Gérard VILLEMIN, dont certains parents ont été déportés : dans cette vallée vosgienne du Rabodeau, trois grandes rafles entre aout et octobre 1944 ont entrainé la déportation de 943 résistants, soit presque tous les hommes de 15 à 50 ans des villages de Moussey et Senones  et un certain nombre de femmes dénoncées comme résistantes  : 661 sont morts dans les camps nazis. D’autres, maquisards et parachutistes anglais, furent exécutés en différents lieux de cette vallée dénommée en 1961 par le général De Gaulle « la vallée des larmes ». (pour une histoire détaillée voir sur www.resistance-deportation.org  )

Marie-Claire Allorent (AFMD 67)

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Journal de 19h d’Alsace20 sur la journée de préparation au CNRD

Lors de la journée de préparation au concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD) le mardi 15 janvier 2019 à l’Hôtel du Département à Strasbourg, nous avons eu la chance, trois de mes élèves du lycée Marc Bloch de Bischheim et moi, d’être interviewés par une équipe d’Alsace20. Vous retrouverez le reportage ci-dessous (2’34)

https://www.alsace20.tv/VOD/Actu/JT/Mercredi-16-janvier-Votre-JT-tout-en-images-92BPdsP7vq.html

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Eric Le Normand

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Intervention au collège Victor Hugo de Colmar le lundi 14 janvier 2019

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Les élèves ont participé à une présentation du camp de Schirmeck. L’objectif était de faire comprendre les spécificités de ce camp méconnu en Alsace même et bien le différencier avec le camp de concentration de Natzweiler-Struthof (qu’ils avaient d’ailleurs visité fin 2018). Les élèves ont commenté de nombreux documents historiques relatant l’histoire du camp, les internés, les objectifs et les conditions de vie. Des interactions très intéressantes qu’ils pourront mettre à profit dans le cadre de leur participation au concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD).

Eric Le Normand (AERIA)

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L’exposition de l’AERIA est au lycée Marc Bloch de Bischheim

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Des élèves du lycée Marc Bloch de Bischheim travaillent sur l’exposition de l’AERIA dans le cadre de la LRA (Langue régionale d’Alsace) le Mardi 8 janvier 2019.

(Photo AERIA)

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Hommage au résistant Louis Warth

Son témoignage:
lesresistances.france3.fr/documentaire-aj
Son parcours dans la Résistance:
Né le 9 juin 1925 à Illkirch-Graffenstaden (Bas-Rhin).

Léon Warth fréquente l’école d’Illkirch-Graffenstaden avant d’entreprendre un apprentissage de dessinateur à la Société Alsacienne de Constructions Mécaniques (SACM). En 1939, alors que la mobilisation générale est décrétée, l’état-major du 170ème régiment d’infanterie (RI) de Remiremont (Vosges) s’installe à proximité du domicile de ses parents. Il se lie avec certains militaires jusqu’au départ de l’unité.

Après la défaite de mai-juin 1940, certains d’entre eux, faits prisonniers de guerre (PG) par les Allemands, décident de s’évader et se rendent à Illkirch. En effet, durant la période de la Drôle de guerre entre septembre 1939 et mai 1940, ils ont entreposé là de nombreux effets civils. Louis Warth et son ami, Edmond Erb, décident donc de les aider à franchir les Vosges où se situe la nouvelle frontière de l’Allemagne nazie. Ils établissent d’abord des cartes de la région avec des moyens de fortune puis ils organisent l’évasion en trouvant des relais notamment à Fouday (Bas-Rhin) mais aussi un point de passage à La Saclée, petit hameau située sur le territoire de la commune de Ranrupt (Bas-Rhin).

C’est alors qu’Edmond Erb met en place l’organisation clandestine Feuille de Lierre, formée de quatre sections de trois personnes. Louis Warth se retrouve dans la section n°2 avec Xavier Nicole et Georges Laufenburger.

Le but est de combattre la propagande nazie mais également récupérer des armes et des munitions, abandonnées dans les forts de la ligne Maginot. C’est ainsi que Louis Warth participe à plusieurs expéditions dans le fort Uhrich, situé sur le territoire de la commune d’Illkirch, où il récupère des armes et notamment des grenades à main. L’utilisation de ce matériel de guerre fait l’objet d’un entraînement au bord de l’eau. Les armes sont ensuite planquées aux domiciles des parents et dans des caches moins exposées. Louis Warth continue également à aider les évadés par l’intermédiaire de Paul Staedel qui devient responsable de ce domaine.

Louis Warth participe aussi à des expéditions nocturnes visant à combattre la propagande nazie, croix de Lorraine et V sur les murs d’édifices publics, mais également des opérations plus importantes comme la perturbation d’une manifestation nazie destinée à inaugurer un pont au sud de Strasbourg. Avec quelques camarades, il peint la cocarde tricolore sur une partie de l’ouvrage. Cette opération est mentionnée plus tard par la BBC de Londres.

Le 28 juillet 1941, Louis Warth est arrêté dans le cadre d’une vaste rafle des membres du groupe Feuille de Lierre. Interné d’abord à la prison Sainte-Marguerite de Strasbourg, il est transféré le 6 août 1941 au camp de sûreté de Schirmeck. Grâce à un subterfuge, avec l’ensemble de ses camarades, il parvient à faire croire aux agents de la Gestapo qu’il pêchait le poisson à la grenade mais ce mensonge ne dure qu’un temps. Bientôt Gehrum prend l’affaire en main et souhaite faire juger l’ensemble des membres de ce groupe mais, ne parvenant pas à réunir tous les membres du groupe Feuille de Lierre et notamment Edmond Erb qui se trouve alors au Reichsarbeitsdienst, (RAD) ou service du travail, les jeunes du groupe Feuille de Lierre évitent ainsi la comparution devant le Sondergericht, le tribunal spécial.

Libéré le 28 mars 1942, Louis Warth est déclaré inapte au service militaire, conséquence de son internement et travaille jusqu’à la fin de la guerre à la SACM.

Auteur : Eric Le Normand (avec l’aide de Louis Warth)
Louis Warth entouré par la famille d’Edmond Erb (AERIA – Mai 2017)
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Hommage au résistant René Baumann

https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/rescape-dizaine-camps-nazis-haut-rhinois-rene-baumann-est-decede-1599231.html

Voici son parcours dans la Résistance:

René Baumann est né le 8 décembre 1921 à Mulhouse et Léon Specklin le 30 octobre 1922 à Hirsingue (Haut-Rhin). Ils habitent tous les deux dans ce dernier village.

Léon Specklin travaille d’abord à la réfection des ponts en 1941 avant d’être réembauché par les chemins de fer à la gare d’Altkirch (Haut-Rhin). Du 31 mars au 11 octobre 1942, il effectue son service au Reichsarbeitsdienst, RAD ou service du travail. René Baumann est appelé le 17 avril 1942.
Alors que René Baumann est libéré prématurément du RAD, ils reçoivent tous les deux leur Wehrpass, le livret militaire, et leurs feuilles de route dans le cadre de leur incorporation de force dans la WehrmachtIls s’évadent d’Alsace par la Suisse le 11 octobre 1942. Après un internement de quelques jours en Suisse à Porrentruy et Neuchâtel, ils rejoignent la zone non occupée à Annemasse (Haute-Savoie). Dans ce dernier lieu, un adjudant-recruteur d’origine alsacienne les aborde et les envoie à Lyon puis à Gap (Hautes-Alpes) où ils contractent un engagement volontaire de trois ans au 3ème bataillon du 159ème régiment d’infanterie alpine (RIA) le 25 octobre 1942. Dans leur unité, ils font la connaissance d’André Meyer de Lièpvre (Haut-Rhin) et d’Henri Parmentier de Commercy (Meuse). Le 11 novembre 1942, l’armée italienne occupe Gap. Pour se soustraire à d’éventuelles recherches, René Baumann prend le nom de René Buisson, Léon Specklin celui de Léon Sarrazin et André Meyer celui d’André Martin. Le 28 novembre 1942, les Alsaciens-Mosellans sont invités à évacuer la caserne alors que l’armée d’armistice est dissoute très peu de temps après.
Marchant toute la nuit du 28 au 29 novembre 1942, René Baumann et Léon Specklin rejoignent un petit groupe de démobilisés qui se dirige vers la vallée du Haut-Champsaur sur le territoire de la commune de Saint-Jean-Saint-Nicolas (Hautes-Alpes). Ils sont hébergés par l’abbé Louis Poutrain, capitaine de réserve, qui est le directeur du centre de travail du Pré-Gentil (Hautes-Alpes).

Au début de 1943, sous l’impulsion d’anciens officiers du 159ème RIA, le commandant Daviron et le capitaine Frison, les premiers camps armés sont mis en place dans la vallée de Champsaur. Au printemps 1943, Armand Hengy rejoint le centre de travail du Pré-Gentil. Avec André Meyer, René Baumann et Léon Specklin, ils intègrent le secteur H de l’Organisation de Résistance de l’Armée (ORA). Du 1er au 17 juillet 1943, ces deux derniers effectuent un stage dans un maquis d’instruction de l’Armée secrète (AS) à Combovin (Drôme). Leurs activités principales sont le transport d’armes, le camouflage du matériel (notamment issu de l’armée d’armistice) dans les grottes de Champoléon (Hautes-Alpes) et l’instruction militaire des jeunes réfractaires au Service du travail obligatoire (STO). Ces derniers se trouvent disséminés dans trois camps différents: Tourronds, Meoillons et Pré-Gentil. Léon Specklin effectue également de nombreuses liaisons. Les cadres sont aussi renforcés par l’arrivée d’officiers saint-cyriens. Il y a quelques accrochages avec les Allemands, notamment des embuscades sur la Route Napoléon.

Le 13 novembre 1943, René Baumann est arrêté avec 22 autres maquisards par les Allemands qui encerclent la vallée du Champsaur. Interné d’abord à Gap puis à la prison des Baumettes à Marseille, il est transféré à Compiègne. Déporté le 27 mars 1944 en tant que Nacht und Nebel, NN Nuit et Brouillard, au camp de La Neue Bremm (Allemagne), il est envoyé au camp de concentration du Struthof Natzweiler (Bas-Rhin), transféré à celui de Dachau (Allemagne) puis à celui de Mauthausen (Autriche). Affecté au Kommando d’Ebensee, il est libéré par l’armée américaine le 6 mai 1945 et rapatrié en France.

Quant à Léon Specklin, il erre dans le Champsaur avec Armand Hengy, Henri Parmentier et André Meyer, jusqu’en avril 1944 où il rencontre à nouveau le commandant Daviron. Ensemble, ils intègrent alors le bataillon des Forces françaises de l’intérieur (FFI) des Hautes-Alpes qui devient le 11ème bataillon de chasseurs alpins (BCA). Il y a quelques accrochages avec les Allemands, notamment des embuscades sur la Route Napoléon. Ils participent au combat de Laye le 17 juillet 1944 où les résistants interceptent une voiture de la Gestapo qui transporte l’un des leurs. Henri Parmentier est tué au cours de l’engagement. Armand Hengy, André Meyer et Léon Specklin prennent part notamment à la libération de Gap (Hautes-Alpes) et de Briançon (Hautes-Alpes). Avec deux autres Alsaciens, François Wiff et Edouard Muller, ils s’engagent ensuite fin octobre 1944 au sein de la Brigade Alsace-Lorraine qu’ils rejoignent le 1er janvier 1945 au sud de Strasbourg. Ils participent aux campagnes d’Alsace (1945) et d’Allemagne (1945). André est démobilisé en novembre 1945 et Armand et Léon en février 1946.

En juillet 1946, Armand Hengy, René Baumann et Léon Specklin reviennent pour la première fois dans la vallée du Champsaur où ils retrouvent avec émotion, l’abbé Poutrain.

Auteur : Eric Le Normand
Pour en savoir plus:
Lors d’une rencontre en 2015 (AERIA)
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Raymond Olff revient témoigner au lycée Marc Bloch de Bischheim le lundi 17 décembre 2018

Un témoignage fort et émouvant devant deux classes de 1ère du lycée Marc Bloch. Accompagné de sa fille, Raymond Olff a évoqué son action clandestine en la plaçant dans le contexte plus large de la Résistance française.

Vous pouvez également retrouver son témoignage sur le site suivant:

lesresistances.france3.fr/documentaire-aj/-raymond-olff

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