Conférence au Lichtenberg le 16 juin 2018 à 16h

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Conférence au mont Sainte-Odile le Samedi 9 juin 2018 à 15h avec Victor Convert, directeur de la Fondation de la Résistance.

Devant une trentaine de personnes, le préfet Victor Convert, directeur de la Fondation de la Résistance, a évoqué les grands angles de la Résistance en France et notamment les héritages de cette activité clandestine. De mon côté, je me suis attaché à montrer les spécificités de la Résistance alsacienne en évoquant notamment le mont Sainte-Odile comme lieu de refuge et de réflexion pour de jeunes résistants du front de la jeunesse d’Alsace (FJA).

Texte: Eric Le Normand – Photographie: Nicolas Schutz

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CNRD 2018-2019 : « Répressions et déportations en France et en Europe, 1939-1945. Espaces et histoire. »

Pour évoquer ce thème du concours national de la Résistance et de la Déportation (CNRD), particulièrement important dans l’Alsace annexée, je vous propose un module pédagogique sur les résistants alsaciens au camp de Schirmeck:

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L’université de Strasbourg sous le IIIe Reich Un film de Kirsten Esch

« Que savait réellement mon grand-père? »

Des membres de l’AERIA (Association pour des études sur la résistance des Alsaciens) ont assisté jeudi 31 mai 2018, à l’invitation d’Arte et du directeur des programmes Bernd Mütter, au cinéma UGC de la capitale alsacienne à l’avant-première du film de Kirsten Esch « L’université de Strasbourg sous le IIIe Reich ».

Ce film met en évidence la frontière épaisse et infranchissable qui s’installe entre différents secteurs d’activités dans une même institution. Personne à ce jour n’a retrouvé des traces de capillarité. Il faut néanmoins se poser la question: jusqu’à quel point la connaissance de faits, d’activités, d’expériences, passe-t-elle d’une personne à l’autre? La réponse n’est pas facile à établir. Que savait Johannes Stein (1896 -1967), doyen de la faculté de médecine des travaux d’August Hirth directeur de l‘institut d’anatomie? Johannes Stein est le grand-père de la réalisatrice Kirsten Esch.

Les années de guerre (1939-1945) ont engendré une situation particulière au sein de l’université de Strasbourg. Il y avait celle, séculaire,  « repliée » à Clermont-Ferrand (Puy-de-Dôme) et la nouvelle, créée pour la rentrée de novembre 1941 par les nazis après l’annexion de fait de l’Alsace et de la Moselle.

Un groupe d’étudiants de Clermont est d’ailleurs revenu à Strasbourg suivre les cours, suivant en cela avec un léger décalage dans le temps, le retour des populations déplacées en 1939 lesquelles sont rentrées en Alsace dès l’été 1940.

Cette université du IIIe Reich, voulue par Adolf Hitler afin d’être un centre d’exception à l’ouest de l’empire a notamment été au centre des expériences médicales menées sur les 86 déportés juifs par August Hirth (1898 – 1945) au Struthof. Johannes Stein, nazi dès le début des années 30 en est le doyen, donc le chef, donc celui qui doit savoir ce qui se passe dans ses murs. Il vient de la prestigieuse université de Heidelberg. Toute une nomenklatura allemande s’est installée avec femmes et enfants dans les belles villas strasbourgeoises, rue Schiller par exemple. Le juriste Ernst Rudolf Huber (1903 -1990) est également venu à Strasbourg. C’est un des théoriciens du droit constitutionnel nazi.

On s’invitait, on recevait, les enfants jouaient. Des liens se sont formés. Des craintes sont néanmoins apparues au fil du temps de voir débarquer la Gestapo comme le montre le film après des propos « incorrects » tenus sur le régime.

Kirsten Esch n’a pas connu cette sombre période et pour cause, elle n’était pas née. Mais sa maman, un des cinq enfants de Johannes Stein a vécu à Strasbourg. Elle le raconte: ils y ont tous vécu une vie agréable.

« – Comment devient-on un nazi zélé?

– Que savait exactement mon grand-père des travaux de Hirth?

– Que s’est-il exactement passé à l’université nazie à Strasbourg et plus particulièrement à la faculté de médecine? »

Ce sont les questions posées par Kirsten Esch, auxquelles elle n’apporte pas de réponses précises, elle en convient d’ailleurs.

Et pourtant, son travail est bien documenté, illustré de documents d’époque, mais aussi d’interviews de personnes de sa famille. Citons parmi les témoignages des historiens allemands, mais aussi le docteur Raphaël Toledano qui a retrouvé des restes de victimes du nazisme à l‘institut de médecine légale en 2015, de Frédérique Neau-Dufour directrice du CERD Natzweiler-Struthof.

Temps fort dans les interviews, les émouvants témoignages de Pélagie Simon, la très jeune sœur d’Alphonse Adam qui a vécu la descente de la Gestapo dans l’appartement familial et de Mireille Hincker, veuve du docteur Emile Hincker. Alphonse Adam et Emile Hincker, étudiants à Strasbourg tous deux rentrés à Strasbourg, ont fait partie du FJA (Front de la jeunesse alsacienne), une organisation de résistance qui s’est notamment opposée à l’incorporation de force. Alphonse Adam, déjà fonctionnaire a repris des études pour ne pas servir directement le Reich. Emile Hincker quant à lui est rentré d’Auvergne.

Les deux hommes, ainsi que d’autres compagnons ont été arrêtés puis jugés les 6 et 7 juillet 1943 par le Volksgerichtshof. Six seront condamnés à mort. Robert Kieffer et Alphonse Adam sont exécutés dès le 15 juillet. Emile Hincker est condamné à une peine de travaux forcés.

Dans le film aussi et dans la salle, le professeur Christian Bonah (médecin, historien de la médecine) souligne que dans l’idéologie nazie « la science doit servir l’idéologie ». Le spectateur constate aussi que Johannes Stein fait cours en uniforme, que les crédits affectés à l’université étaient importants à l’instar de cet accélérateur à neutrons construit par Carl Friedrich von Weizsecker (1912 – 2007) qui n’a jamais pu fonctionner. Il tentait de mettre au point l’arme atomique. Ses documents ont été saisis par les Américains au moment de la libération de Strasbourg en novembre 1944.

Le débat avec la salle, modéré par Claude Misslin (rédacteur en chef adjoint des DNA) et Christian Bonah, qui s’en est suivi n’a évidemment pas apporté d’avantage de réponses.

Kirsten Esch rappelle: « Mon grand-père est simplement normal. Il jouait du piano à la maison mais il a chassé les juifs de l’université de Heidelberg. Mon film n’est pas une psychanalyse. Je connaissais nombre de choses qui se sont déroulées à Strasbourg. Dans notre famille, nous avons toujours parlé de cette période. L’une de mes tantes, Frederika a été obligée de rompre avec son amoureux parce qu’il avait une ascendance juive. Mais je ne sais toujours pas ce Johannes Stein savait ou pas. Ce ne sont pas les idiots qui sont devenus nazis mais la crème des crèmes! » Christian Bonah complète: « Ce film a pris le temps de se plonger dans la réalité historique. C’est très rare dans l’audiovisuel. Kirsten Esch s’est appuyée sur des travaux d’historiens. Elle a réussi à faire un film sur un sujet qui n’a pas d’images.»

Dans la salle, un spectateur souligne qu’il est juif et « que les enfants des bourreaux ne sont pas des bourreaux ». Un autre questionne: « Quelle influence les enseignants nazis ont-ils laissés sur les générations futures? » Quelqu’un explique: « L’idéologie nazie proclame: un peuple, un empire, un guide (ein Volk, ein Reich, ein Führer). C’est dans ce cadre que Johannes Stein et ses collègues ont agi ». Un autre, pragmatique, rappelle que « la logique des bombardements américains sur Strasbourg en 1944 est difficile à comprendre. Mais il y a une conséquence: Hirth y a perdu son épouse et un enfant ». Christian Bonah rappelle aussi que l’histoire de cette période est encore à travailler: en effet, les nazis ont réunifié l’hôpital civil et l’université en 1941. Cette fusion n’a pas encore été étudiée.

On peut aussi mettre en avant et en valeur un véritable courage linguistique de la part de Kirsten Esch qui a longuement parlé en français avec la salle, certes appuyée de temps à autre d’une interprète. Elle était également soutenue par de nombreux membres de sa famille.

Un regret néanmoins: les intervenants dans la salle ne se sont pas présentés et si certains étaient suffisamment médiatiques pour les identifier, tous ne l’ont pas été et c’est dommage.

Enfin, une dernière remarque de la salle: « Le titre en français n’est pas bon. Ce n’est pas l’université ‘’de Strasbourg’’ mais’’à’’ Strasbourg. » Certainement une problématique du passage de l’allemand au français. En effet, celle d’origine s’était établie en Auvergne, une nouvelle et éphémère en Alsace. Une petite nuance qui n’enlève rien à la qualité du documentaire. En attendant, qui sait, une suite…

Bertrand Merle

Marie Goerg-Lieby – Pélagie Simon – Kirsten Esch – Mireille Hincker -Jean-Marie Esch

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Rawa-Ruska (Ukraine) – Exposition du 13 au 17 juin 2018 à Obernai

Rawa Ruska

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L’exposition déployée au fort de Schoenenbourg

L’exposition de l’Aéria la résistance des Alsaciens est dormais installée à l’intérieur du fort de Schoenenbourg (Hunspach – 67), élément clef de la ligne Maginot dans le secteur fortifié de Haguenau le long de la frontière entre les Vosges du nord et l’Allemagne.
Les 31 panneaux sont disposés sur près de 80m de long dans une des galerie qui accueille le public. L’installation a été assurée par une équipe du fort, employés et bénévoles de l’association propriétaire des lieux.
Des wagonnets du réseau ferré intérieur séparent les différents chapitres de l’exposition et en assurent une présentation dynamique et originale.
Voir l’exposition dans le fort de Schoenenbourg est une expérience unique. C’est ici en effet que le lieutenant-colonel Schwartz et ses hommes ont refusé d’entendre l’appel de l’armistice et ont posé les premiers jalons d’une résistance alsacienne. A l’entrée des lieux, une plaque rappelle au visiteur ces événements de juin et juillet 1940.
L’exposition reste en place jusqu’au 13 juillet.
S’y rendre:
Fort de Schoenenbourg
Rue du Commandant-Marcel-Reynier
67250 Hunspach
Tél: 03.88.80.96.19
Du lundi au samedi: de 14h à 16h
Dimanche et jours féries: 9h30 – 11 et 14h – 16h
Entrée payante (différents tarifs), gratuite pour les enfants de moins de 6 ans.
Texte : BM – Photo: JH-AALMA-Fort de Schoenenbourg
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Avis de recherche sur les résistantes alsaciennes déportées dans les prisons nazies

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